18/10/2017

Et Pendant ce temps la ...

 Pendant qu'Harvey Machin s'est fait prendre la main dans le sac ou plutôt la main dans le slip (tu me diras la première lettre est identique ...), pendant que Kate dans avec l'ours Paddington, pendant qu'en France on installe des éoliennes en mer (tu me diras ce n'est pas trop tôt), pendant que 100 ans en arrière Lénine gagnait Petrograd (ca tu me diras tout le monde s'en fout ) et pendant que chez Macdo on déguste le Mc Veggie,dernier sandwich à la mode ...

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Pendant ce temps la ... Eh bien pendant ce temps la, il est grand temps que je te fasses profiter d'une histoire. Déjà car nous sommes Mercredi et ensuite parce que cette histoire ne verra jamais l'ombre d'une page de papier glacé et du coup il se trouverais fort dommage que je l'efface purement et simplement de mon ordinateur sans jamais en faire profiter personne.

Pour la petit histoire, printemps 2017, j'ai pu me retrouver sur les bords du TrackWay de Spa Francorchamps pour le Spa Classic. 3jours durant j'ai shooté la piste avec surtout comme lubie les FormuleVee et les belles de Stuttgart.

Une fois revenu avec un paquet d'images j'imaginais un papier sur le thème de la musique pour vous parler des belles de Stuttgart, quelque chose de court mais de concis car pour moi sur ce genre d'évènements les images parlent d'elles même.  Manifestement papier et images n'ont pas retenus l'attention du Jury ... Tant pis, next time ... Du coup lecteur ou lectrice de ce blog, voici à quoi cela devait ressembler ...

 

 

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De l’Aube au Crépuscule …

 

Trois jours de symphonie Porschiste avec l’un des plus beaux circuits du monde comme partition. C’est ce que proposait comme spectacle l’équipe de Peter Auto lors du dernier Spa Classic. Fermez les yeux, ouvrez grand vos oreilles et laissez-vous bercer.

 

La brume se dissipe peu à peu laissant apparaitre la cime des sapins bordant certainement un des plus mythique circuit d’Europe. Spa Francorchamps. Le soleil enjôleur de ce mois de Mai finit de sécher les dernières traces du déluge de la veille, dans les paddocks les monstres se réveillent tout doucement et les premiers rugissements déchirent l’air ambiant de ce Samedi matin presque trop tranquille. Le temps pour le public matinal d’aller se poster aux endroits stratégiques de ce ruban d’asphalte choyé des pilotes et de s’installer confortablement aux abords des virages de Malmedy, Bruxelles ou le long du Raidillon …

La mélodie de Zuffenhausen

Outre le ballet aux couleurs chamarrées des autos pilonnant le bitume, c’est aussi pour la musicalité mécanique propre aux circuits que le public s’affaire de plus en plus nombreux chaque année. L’équipe organisatrice distille cette sonate à la manière d’un chef d’orchestre avec les sept kilomètres du circuit de Spa comme partition. Pourtant au milieu des airs de Maranello, du sifflement des hélices bavaroises et du bourdonnement des belles de Bolton, une musique se distingue particulièrement. Celle qui est chère à notre cœur, la mélodie de Zuffenhausen, déclinée en quatre tableaux.

Adagio … Un mouvement calme et serein, presque romantique où au détour d’une courbe on distingue le feulement presque trop discret des 911 2L qui courent en « Sixties Endurance » associé aux murmures caractéristiques des 356 elles aussi engagées dans le même plateau.

Andante … Le métronome s’agite et la tension monte d’un cran. Perdu au milieu des vociférations des cylindres de Maranello c’est le bruissement pur d’un spyder 550RS qui retient toute notre attention.

Allegro … Dans l’épingle de la Source, le rythme s’accélère et notre cœur bat la chamade. Le grondement rauque et enflammé des 935 qui courent en « Endurance Racing » associé aux vocalises des 3.0 RSR et autres 930 Turbo nous font presque perdre la raison.

Vivace … Le métronome martèle le tempo, l’excitation est à son comble, notre poitrine et nos oreilles sont prêtes à exploser. Dernier mouvement en apothéose au bout de la ligne droite de Kemmel, avec les hurlements tonitruants des 962 qui courent en Groupe C.

Offerte à nos oreilles, c’est une symphonie Porschiste qui se prolonge jusqu’au crépuscule. Nuit noire et drapeau à damier signant définitivement le retour au calme au cœur du massif des Ardennes. Il faut alors patienter jusqu’à l’aube du lendemain pour prétendre à un nouveau concerto.

Une fois de plus l’équipe parisienne de Peter Auto, Patrick Peter en tête, nous a gratifiés d’un récital exceptionnel. Tellement exceptionnel qu’il se joue jusqu’à la fin de l’année sur d’autres circuits tout aussi mythiques que le toboggan des Ardennes. Monza, le Hungaroring ou le Castellet seront les futurs écrins de cette symphonie. Viendra alors le temps de la trêve hivernale avant de se remettre en selle l’année suivante avec une date supplémentaire au calendrier, Le Mans Classic. Pour nos oreilles et le spectacle, merci Patrick Peter.

 

 

 

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